Les arbitres franciliens à la fête

Publié le 05/02/2020

Les arbitres franciliens Foot Elite à 11, Futsal et Féminines étaient réunis, hier soir à l’Hôtel des Arts et Métiers à Paris, pour une grande soirée organisée par la Ligue et son Président, Jamel Sandjak, qui était accompagné pour l’occasion d’un invité d’honneur prestigieux en la personne de Joël Quiniou.

En plus d’une belle et grande réception au cœur du superbe Hôtel des Arts et Métiers, des traditionnels dotations, et des cadeaux (ballons Nike, maillots de l’équipe de France et places pour le match France-Ukraine) reçus grâce à la tombola, les arbitres franciliens Elite Foot à 11, Futsal et Féminines ont eu le droit à une jolie surprise avec la présence, hier soir pour la soirée de l’arbitrage francilien, d’une légende de l’arbitrage français, Joël Quiniou.

Une présence voulue et souhaitée par le Président Sandjak : « Nous avons la chance d’avoir avec nous Joël Quiniou qui a été, et de loin, le meilleur arbitre français. C’est une star de l’arbitrage, mais qui ne se considère pas comme telle. J’ai apprécié l’arbitre qu’il était et j’aime l’homme qu’il est pour sa simplicité et sa discrétion malgré son énorme palmarès. Nous avons eu après Joël de très bons arbitres en Ile-de-France, mais ce sont tous les enfants de Joël. Nous n’oublions pas l’histoire et nous n’oublions pas ce que Joël Quiniou a fait pour l’arbitrage francilien ».

Un discours qui a été droit au cœur du principal intéressé, Joël Quiniou, arbitre international avec à son actif trois Coupes du Monde, une finale de Coupe de l’UEFA, une finale de la Supercoupe de l’UEFA et membre de la Commission Régionale de l’Arbitrage jusqu’en 1996. Pour ce pur francilien, joueur de Bourg-la-Reine, l’invitation a été reçue comme « un honneur ». « Je me replonge avec plaisir dans mes années passées qui m’ont tellement apportées » soulignera d’emblée le natif de Paris. « L’arbitrage francilien a montré sa force à travers ses résultats. Je suis ravi de voir toute cette jeunesse. L’avenir leur appartient. Si je devais ne leur donner qu’un seul conseil, je leur dirais de savoir se servir de leurs erreurs ou de leurs difficultés pour avancer. Faire son autocritique pour progresser. La notion de transmission est importante, mais ce qui doit compter réellement pour ces filles et ces garçons c’est le plaisir et la passion. L’arbitrage est une école de la vie au sein de laquelle on forge sa personnalité, on se remet en question. On peut être parfois remis en cause, discuté et même agressé j’ai connu cela lors de mon premier match en tant qu’arbitre à la fin des années 60. Malgré cela je n’ai pas abandonné car j’ai été soutenu et encadré. L’arbitrage aujourd’hui a évolué. Les règles évoluent. La technologie évolue. Mais j’espère qu’il y aura toujours cette dose d’humanité. L’arbitre fait partie du jeu. Sa personnalité doit être force de loi et ne doit pas être ternie par une robotisation accrue. L’homme ou la femme doivent rester au centre du jeu. » 

Une vision partagée par Jamel Sandjak qui n’a pas manqué de dire en préambule combien il était heureux d’avoir « de bons arbitres à la Ligue de Paris Ile-de-France ». « Ce qui m’importe c’est votre performance » ajoutera le Président de la Ligue. « Nous avons le meilleur football et je veux que nous ayons le meilleur arbitrage. Je veux que vous soyez irréprochables dans votre comportement et dans votre savoir-faire. Vous le devez à la Ligue et surtout vous vous le devez à vous-mêmes. J’attends que vous soyez les meilleurs dans les championnats que nous organisons. Car ce qui est primordial pour moi ce sont bien nos championnats et nos arbitres. Les arbitres franciliens qui montent en Fédération c’est très bien, j’en suis très heureux, c’est bon pour l’image de la Ligue, mais ce qui est important ce sont nos arbitres et nos championnats, je le répète. C’est pour cela aussi que vous pouvez toutes et tous, arbitres à 11, arbitres Futsal et arbitres féminines comptaient sur nous pour être à votre écoute et à vos côtés. Nous sommes et nous resterons intraitables et impitoyables avec les gens qui agresseront les arbitres. Nous ne ferons aucun cadeau. »

Un point de vue qui a eu forcément l’assentiment de Jean-Jacques Demarez, le Président national de l’UNAF, présent lui aussi hier soir. « Nous souhaitons travailler main dans la main avec les instances et notamment les ligues et les districts. Etre invité à cette réception va dans le sens du dialogue et de la collaboration. Nous partageons tous la même passion de ce sport. »

Une union et une volonté d’être ensemble que l’on retrouvait également chez les arbitres en activité qui se félicitaient de l’organisation de la soirée. « Ce sont des moments qui nous permettent de nous retrouver, de nous rassembler » notait Naïma Khettou, arbitre Fédéral 2 féminine. « C’est l’occasion unique de nous voir entre arbitres, de discuter avec les élus. Etre invité dans ce cadre est très gratifiant. C’est une manière de nous dire que l’on compte. » Un sentiment éprouvé également par Alexandre Saudrais, arbitre de National 3.  « Ces moments de rencontre moins formels sont toujours très importants. Organiser ce type de soirée pour nous c’est nous dire que l’on pense à nous, que l’on compte et c’est une façon aussi de nous mettre en valeur. » C’était en effet tout l’objet de cette grande soirée de l’arbitrage francilien.  

Par Cyrille Legendre

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