ÉLECTIONS FÉDÉRALES : « NOUS DEVONS FAIRE ENTENDRE LA VOIX DE L’ÎLE-DE-FRANCE ! »
Publié le 04/11/2026
À quelques jours de l’élection partielle et de la désignation des représentants de la Ligue de Paris Île-de-France aux prochaines Assemblées fédérales, le Président de la Ligue revient sur les enjeux de ce scrutin et appelle les clubs à mesurer pleinement la portée de leur vote.
Monsieur le Président, pourquoi cette échéance électorale vous paraît-elle si importante ?
Parce que nous sommes à un moment charnière pour l’avenir de notre Ligue au sein de la Fédération Française de Football.
Il ne faut pas se tromper de sujet. Nous ne sommes pas simplement en train d’élire six représentants pour siéger dans des Assemblées fédérales. Nous sommes en train de préparer notre capacité à peser dans les décisions qui seront prises au niveau national pour les prochaines années.
Notre Ligue représente le premier territoire footballistique de France en nombre de licenciés. Notre poids sportif, démographique et économique doit trouver une traduction dans notre représentation fédérale. Nous devons être entendus, respectés et considérés à la hauteur de ce que nous représentons.

Vous évoquez notamment l’Assemblée fédérale de décembre. Quel en est précisément l’enjeu ?
Cette Assemblée sera particulièrement importante puisqu’elle devra se prononcer sur la répartition des voix dans la nouvelle configuration des Assemblées fédérales pour les prochaines années.
C’est un sujet fondamental. La répartition des voix détermine les équilibres démocratiques, les rapports de force et, in fine, la capacité de chaque territoire à défendre ses positions.
Nous ne pouvons donc pas regarder cette échéance de loin. Nous devons y prendre toute notre place et nous donner les moyens de défendre nos intérêts.
Sept candidats sont en lice pour six sièges. Comment abordez-vous cette situation ?
Avec beaucoup de lucidité.
Il y a sept candidats(es) et leurs suppléants(es) pour six places. Parmi eux, six sont membres de notre Comité directeur et participent pleinement à la politique que nous conduisons depuis plusieurs années.
Je ne considère pas que cette élection soit indépendante de notre projet de Ligue. Les représentants que nous envoyons dans les instances fédérales doivent être en capacité de porter une vision commune, de défendre des orientations partagées et de travailler dans le même sens.
Il ne s’agit pas de défendre des intérêts personnels, mais bien de défendre un intérêt collectif.

Vous souhaitez donc une délégation unie autour de la présidence de la Ligue ?
Absolument. Et je veux être très clair sur ce point.
Notre objectif est de pouvoir compter sur une délégation composée du Président, du Président délégué et de six représentants pleinement mobilisés autour des intérêts de notre Ligue.
Nous devons pouvoir parler d’une même voix, défendre les mêmes priorités et construire une influence collective au sein des instances fédérales.
Je ne vois pas l’intérêt d’avoir des représentants qui siègent sans véritable cohérence dans leur action. Nous avons besoin d’une équipe qui se connaît, qui partage des convictions et qui assume une responsabilité collective.
Quel message souhaitez-vous adresser aux présidents de clubs avant ce scrutin ?
Je souhaite d’abord leur rappeler que leur vote est important. Il ne doit pas être considéré comme une formalité ou comme une élection parmi d’autres.
Je leur demande de se rendre disponible pour voter et prendre le temps de mesurer les conséquences de leur choix.
Nous avons construit ensemble une Ligue forte, reconnue et ambitieuse. Nous avons défendu nos clubs, développé nos services et affirmé notre place dans le football français.
Il serait paradoxal de ne pas nous donner les moyens de défendre cette même ambition au niveau fédéral.
Bien voter, c’est aussi savoir pourquoi l’on vote et ce que l’on souhaite construire pour demain.
J’appelle donc chacun à faire preuve de responsabilité, de cohérence et de discernement.

Certains pourraient considérer que vous politisez cette élection. Que leur répondez-vous ?
Je leur réponds que les instances fédérales sont des lieux de décision et de gouvernance. Les élections servent précisément à déterminer qui nous représente et quelle orientation nous souhaitons défendre.
Assumer une ligne politique, ce n’est pas faire de la politique politicienne. C’est avoir une vision, défendre des convictions et se donner les moyens de les mettre en œuvre.
Je n’ai jamais considéré que l’on pouvait faire avancer le football en restant spectateur des décisions qui le concernent.
Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos clubs et de nos licenciés. Cette responsabilité nous oblige à être présents, actifs et influents.

Un dernier mot pour conclure ?
Oui. Je voudrais que chacun ait conscience d’une chose : notre force ne réside pas uniquement dans notre nombre de licenciés ou dans la richesse de notre territoire. Elle réside aussi dans notre capacité à nous rassembler lorsque l’essentiel est en jeu.
Nous avons des échéances importantes devant nous. Nous devons les aborder avec ambition, détermination et solidarité.
Je ne souhaite pas que notre Ligue subisse les décisions prises ailleurs. Je souhaite qu’elle participe pleinement à leur élaboration et qu’elle soit en capacité de défendre ses intérêts.
Nous avons une voix. Nous avons un poids. Nous avons une ambition. À nous de nous donner les moyens de les faire respecter !