« UN HONNEUR ET UNE FIERTÉ »

Publié le 15/10/2026

Jeune arbitre de la Ligue de Paris Île-de-France licenciée au FC Massy 91, Fatemeh Alizadeh (17 ans) a été mise à l’honneur dans le cadre des Journées de l’arbitrage en donnant le coup d’envoi fictif du match PSG-Le Mans au Parc des Princes samedi dernier. L’occasion d’évoquer cet événement mais aussi son parcours dans l’arbitrage.

Tout d’abord, qu’as-tu ressenti samedi sur la pelouse du Parc des Princes ?
C’était un honneur et une fierté de pouvoir participer à cette soirée exceptionnelle et de représenter la Ligue de Paris Île-de-France et mon District (91).

Cela s’est passé dans le cadre des Journées de l’arbitrage, quel regard as-tu sur cette opération qui a lieu tous les ans ?
Je trouve que c’est bien de nous mettre en avant, surtout les jeunes. Cela nous permet de sensibiliser le grand public sur notre travail. C’est vraiment intéressant de pouvoir mettre en avant les jeunes arbitres dans le cadre d’un match de Ligue 1.

Depuis combien de temps arbitres-tu ? Comment t’est venue cette vocation ?
Cela va faire deux ans que j’arbitre. Avant tout, je suis passionnée de football. Je suis entrée dans l’univers de l’arbitrage sur un coup de tête et, franchement, c’est un choix que je ne regrette pas.

Quel est ton objectif dans l’arbitrage ?
C’est de monter le plus haut possible et de pouvoir représenter l’arbitrage féminin au plus haut niveau.

Tu es actuellement au Lycée Pierre de Coubertin de Meaux, en Section Sportive filière arbitrage. Que penses-tu de cette formation ?
Cette Section Sportive, c’est vraiment une opportunité pour nous, arbitres, et un plus dans notre parcours. La condition physique est un des éléments les plus importants dans le parcours d’un arbitre, donc c’est bien de pouvoir avoir des entraînements.

Peux-tu expliquer comment se passe une semaine dans cette Section Sportive ?
Nous avons des cours normaux et 2h par jour sur l’arbitrage. Le lundi et le mercredi, c’est entraînement (ou arbitrage des matchs UNSS le mercredi). Le mardi et le jeudi, on est en salle, on revoit les lois du jeu et on fait des débriefings de nos matchs.  

Que dirais-tu aux jeunes femmes de ton âge qui auraient envie de devenir arbitres ?
Je leur dirais de se lancer sans hésiter, de ne pas avoir peur du regard des gens par rapport à notre genre, de persévérer et de travailler, parce que ça finit toujours par payer.  

Par Florent PIASECKI

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